Articles parus le 08 avril 2020

Les lois de bioéthique

Écrit par admin, le 08 avril 2020, à 11h02, sur Séquençage Génome

Depuis une vingtaine d’années, médecins, juristes, hommes politiques, religieux, journalistes mais aussi de plus en plus de citoyens, débattent sur l’impact de l’évolution des pratiques médicales: quelles en sont les conséquences morales, sociales, juridiques et culturelles ? L’ensemble de leurs réflexions est synthétisé dans les lois de bioéthique, lesquelles ont été révisées en 2010.

Un vaste débat scientifique et démocratique

Ces dernières années, la recherche médicale a réalisé des bons de géants : les scientifiques sont désormais capables de cloner, de séquencer le génome de l’Homme et de nombreuses autres espèces ou encore d’intervenir directement sur les embryons humains. D’autres pratiques font débat telles les transplantations d’organe, le recours aux mères porteuses ou encore l’euthanasie.
Relayées par les médias, ces découvertes suscitent à la fois de grands espoirs et de grandes craintes, les risques d’eugénisme sont soulevées tout comme ceux d’un déséquilibre des lois naturelles ou religieuses.

Un vaste débat public fut donc organisé au travers des Etats Généraux de la bioéthique, des avis furent demandés en grand nombre, auprès d’organismes comme le Comité consultatif national d’éthique, le Conseil d’Etat ou l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques. Il en résulta un certain nombre de lois dites de bioéthique destinées à adapter la législation à l’évolution de la science, de la société et du droit.

Qu’est-ce que la bioéthique ?

Le terme de bioéthique recouvre trois grands domaines d’interventions. La première comprend les pratiques impliquant une atteinte à l’intégrité physique d’une personne : le prélèvement d’organes ou de cellules par exemple.

La seconde catégorie d’actes correspond aux pratiques destinées à identifier un individu (dans le cadre d’une procédure policière ou dans le cas de l’établissement d’une filiation) ou encore une maladie (diagnostic y compris prénatal) comportant un risque pour la vie du patient.
Le dernier type d’interventions concerne celles qui interviennent sur le processus vital, notamment la création d’embryon in vitro afin de permettre à des couples d’avoir des enfants.

Le fondement des débats

Si les pratiques entrant dans le cadre de la bioéthique font débat, c’est parce qu’elles ne peuvent se justifier par la seule volonté de soigner une personne précise. En effet, les médecins ne peuvent intervenir sur un individu que si celui-ci est malade, et dans une visée thérapeutique.

Or, certaines avancées médicales et techniques nécessitent le recours à des personnes saines : dans le cas des procédures judiciaires par exemple, ou encore dans celui de l’aide à la procréation : peut-on légitimement utiliser des embryons en surnombre pour développer des connaissances permettant aux couples infertiles de procréer ?

Dans le cas des maladies génétiques, des questions se posent également car, s’il apparaît légitime de réaliser des prélèvements sur l’individu atteint, il est souvent nécessaire de pratiquer les mêmes tests sur les autres membres de sa famille… De même, celui à qui les médecins apprennent qu’il est atteint d’une maladie génétique, est-il dans l’obligation d’en informer sa famille ?

L’ensemble des pratiques relevant de la bioéthique suscitent donc débat parce qu’elles impliquent des liens d’interdépendance entre plusieurs individus : là où seul l’intérêt du malade était envisagé, ces interventions, elles, renvoient à plusieurs personnes. Les intérêts des uns dépendent alors de ceux des autres. En cela, il ne s’agit plus seulement d’une question de liberté individuelle mais bien d’une question sociale.

Il est donc nécessaire de susciter un débat permettant d’instaurer des lois qui puissent déterminer quels intérêts sont prioritaires sur les autres, et dans quelle mesure.


Articles parus le 05 avril 2020

Cellulose

Écrit par admin, le 05 avril 2020, à 11h01, sur Séquençage Génome

La cellulose est une fibre alimentaire appartenant naturellement à la structure des végétaux. On l’utilise notamment dans la constitution de biocarburant car il n’est pas digéré par l’Homme. Chimiquement, la cellulose est formée de polysaccharide lié par des chaînes de glucose.


Articles parus le 04 avril 2020

Adn et généalogie ou l’histoire de nos ancêtres

Écrit par admin, le 04 avril 2020, à 11h02, sur Séquençage Génome

genealogie-sequencageA partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, soit 900 ans avant Jésus-Christ.

Votre histoire entre 900 ans av. JC et 900 ans ap. JC

C’est au travers de l’haplogroupe que les généticiens sont capables de remonter la lignée généalogique sur autant de décennies. Les haplogroupes peuvent se définir comme les branches de l’arbre généalogique des Homo Sapiens, ils représentent l’ensemble des personnes ayant un profil génétique similaire grâce au partage d’un ancêtre commun.

On distingue deux sortes d’haplogroupe, le premier étant d’adn mitochondrial et le second de chromosome Y. L’adn mitochondrial (ADNmt) étant transmis de la mère à ses enfants (fille et garçon), l’haplogroupe ADNmt réunit les personnes d’une même lignée maternelle. Enfin, le chromosome Y étant transmis uniquement du père vers son fils, l’haplogroupe chromosome Y se compose des hommes partageant un ancêtre de la lignée paternelle.

Grâce à l’identification des haplogroupes et à leur comparaison entre population, il est possible de connaître, avec une certitude relative, les déplacements migratoires réalisés par des peuples. Ces techniques permettent donc de déterminer la zone géographique dans laquelle nos ancêtres vécurent.

Les techniques scientifiques

L’haplogroupe se détermine à partir des SNPs, c’est-à-dire les single nucleotide polymorphism qui sont eux-mêmes des variations de couples de base (A-D-T-N) de séquences d’ADN. Différents tests et analyses existent aujourd’hui et permettent d’identifier rapidement les SNP, sur l’ADNmt et le chromosome Y. Les similitudes sont alors regroupées en haplogroupe.

Bien que non significatif en termes de généalogie (les haplogroupes constituent des ensembles trop importants pour fournir des renseignements spécifiques à une unique lignée familiale), ces données renseignent sur les migrations géographiques de peuples et fournissent progressivement une cartographie mondiale de plus en plus précise sur l’histoire des hommes préhistoriques.

Le chromosome Y d’Adam et l’ADNmt d’Eve

Le chromosome Y d’Adam comme on le nomme, est ni plus ni moins que le premier homme à être apparenté à tous les hommes vivant aujourd’hui ; à ne pas confondre avec le premier homme présent sur Terre.

Selon les recherches déjà réalisées, les généticiens estiment que cet homme a vécu en Afrique il y a environ 60 000 à 90 000 ans. Progressivement, au fil des générations, les ADN se modifièrent au niveau des SNP, créant ainsi les haplogroupes, qui se développèrent eux-mêmes au fur et à mesure que l’arbre généalogique se complexifiait.

L’Eve mitochondriale, autrement dit la mère d’origine, correspond à la femme dont l’ADNmt se trouve à l’origine de toutes les personnes vivant sur Terre à ce jour. Elle représente donc la mère de tous les êtres humains dans la pure lignée maternelle. Les chercheurs estiment qu’elle vivait en Afrique il y a 175 000 années.

Au travers de la descendance féminine de cette femme, d’autres mères ont donné naissance à des filles dont l’ADN fut progressivement transformé par des mutations et ont ainsi formé les haplogroupes.